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samedi 6 novembre 2010

La Paz, Sucre, salar d'Uyuni

Le 23 octobre

Nous visitons le musée des instruments de musique à La Paz. C'est sympa, il y a pas mal d'instruments, dont certains sont très biscornus :



Matthieu R., voici un instrument que tu aurais pu inventer, mais désolé, il existe déjà!


L'après-midi, nous visitons le musée de la Coca, c'est très instructif, très complet, et en français!

Le soir nous prenons un bus couchette, nous avions choisi les numéros de places sur un plan qui faisait apparaître les deux étages en même temps; du coup, nos places que l'on croyait être au milieu du bus, sont en fait tout au fond. Au début, il n'y avait personne à coté de nous; il n'a pas fallu attendre 20 minutes pour que des places soient vendues en cours de trajet et que je me retrouve en position couchée à 20 centimètres du visage d'une Bolivienne assise dans le couloir. Du coup, le bus que l'on pensait être de tout confort s'avéra être moins bien qu'un bus avec sièges inclinables...

Le 24 octobre

Puisque nous sommes dans notre période de visite de musées, nous allons voir la "casa de la libertad" à Sucre, qui, comme son nom l'indique, relate des faits liés à lutte pour l'indépendance de la Bolivie.

Le midi nous testons les salteñas.


Marion ne mange pas tout, du coup je me sens obligé de finir sa part; résultat, en fin d'après-midi, je suis un peu malade!

Mais avant ce petit désagrément, nous avons quand même le temps de nous promener dans Sucre, que nous trouvons vraiment très calme par rapport à La Paz.


Il y a même une tour Eiffel dans laquelle je suis monté.

Marion n'a pas voulu y monter, il paraît qu'on n'a plus l'âge de faire ça. C'est vrai que je me suis retrouvé avec des petits là-haut!

En fin de soirée, nous allons boire un coup avec Laure et Edouard, deux français que l'on a déjà croisé à Cusco puis sur l'île du soleil. Il nous proposent d'aller à un dîner-spectacle; nous y allons volontiers. La soirée était originale, il y avait toutes sortes de danses folkloriques, et nous avons même été conviés à monter sur scène à la fin pour danser (si, si, je l'ai fait!)...

Le 25 octobre

Le matin nous prenons un petit déjeuner depuis le mirador, qui nous offre une vue magnifique sur la ville de Sucre :


Le petit déjeuner s'avère tellement copieux, que nous ne déjeunons pas le midi et en profitons pour aller voir les musées universitaires qui sont vraiment très riches, mais pour lesquels un guide aurait peut-être été nécessaire.


Il y a notamment un tableau que je n'ai pas compris, il faudra m'expliquer...


Marion retire de l'argent dans un distributeur, et ce dernier ne lui rend pas sa carte. Notre programme est un petit peu chamboulé puisque le banquier nous dit de repasser le lendemain matin, car il ne peut pas ouvrir le distributeur tout de suite. Nous retournons donc à l'hôtel où nous étions pour passer une nuit supplémentaire.

Le 26 octobre

Nous prenons un bus de Sucre à Potosi. Nous avons prévu de partir le lendemain matin pour Uyuni avec 6 autres français. Comme nous n'arrivons qu'à 15 heures à Potosi, la visite va être rapide...
Nous visitons quand même la cathédrale, montons dans son clocher, depuis lequel on a un bel aperçu de la ville :


Le 27 octobre

Nous partons donc en bus pour Uyuni avec les 6 autres français. Le soir, nous mangeons ensemble, après avoir longuement comparé les prestations des différentes agences de voyage pour faire un trek de 4 jours dans le salar de Uyuni (nous avons payé un peu plus cher pour être 4 par voiture et n'être que tous les 8 au total (normalement, on est 6 par voiture)) :


De gauche à droite : Laure, Éléonore, Pierre, Édouard, Damien, Laure, Marion (et oui, il y a 2 Laure).

Le 28 octobre

Premier jour du trek. Voilà l'équipe prête à partir :


Nous nous arrêtons tout d'abord au cimetière de trains, sans grand intérêt à mon avis (on n'a pas beaucoup d'explication et surtout, on est 150 touristes au même endroit en même temps) :


Ensuite nous roulons en 4x4 dans le salar d'Uyuni. A quelques endroits, ils extraient le sel (mais nous n'en n'avons pas vu beaucoup d'autres) :


Le midi, nous nous arrêtons dans une maison de sel. Nous mangeons en terrasse sur une table de sel, avec des chaises de sel (et nous mangeons... un vrai repas quand même : du lama)...


Après, les filles s'amusent à faire des photos "amusantes", sur des idées de Laure (enfin je crois)


Nous, les mecs, on est moins marrant, alors ça ne vaut même pas le coup de mettre un de nos essais de photos...

Moi, j'essaie de faire des photos de paysages :


Le soir, nous arrivons dans un refuge au pied d'un volcan. L'isolation n'a pas l'air terrible, heureusement que nous avons de bons sacs de couchage (nous sommes quand même à 3700 mètres d'altitude).


En soirée, nous faisons un foot tous ensemble, d'autres touristes se joignent à nous. Comme j'ai sali mes chaussures en allant dans les cours d'eau salés (pour prendre en photo les animaux de près), et que je les ai nettoyées pour éviter que le sel les détruise, je fais le foot pieds nus, et je m'éclate les pieds (pourtant, dans les films, ils n'ont jamais mal les gars...); c'est moyen, car le lendemain matin, on a prévu de monter au volcan.

Le 29 octobre

Je me lève un peu trop tard pour le lever du soleil, mais j'arrive quand même à faire quelques photos intéressantes :


Le matin, nous allons visiter une grotte de Momies (âmes sensibles, s'abstenir) :


Ensuite, le guide nous abandonne et nous dit : "allez voir là haut si j'y suis!" Non, il ne nous dit rien, et nous montons voir le sommet du volcan; bien sûr, nous nous perdons un peu, et n'arrivons pas aussi haut que nous l'aurions souhaité. On peut quand même observer le cratère du volcan


L'après-midi, nous allons visiter l'île des pêcheurs (Isla de los Pescadores); on pourrait en fait l'appeler l'île aux cactus :

Puis après, on joue encore un peu ) faire des photos avec des effets d'optique (comme la majorité des touristes présent ici en fait).

Pierre et Éléonore ont pas mal réussi leur coup :



Le 30 octobre

Nous passons la nuit dans un autre refuge dans la montagne. Cette fois-ci, je mets mon réveil pour voir le lever de soleil. Ce dernier est sans doute plus banal que celui qui donnait la veille sur le Salar, mais il est pas mal quand même :


Après le petit-déjeuner, nous partons voir des lagunes, et faisons plusieurs arrêts, dès que le paysage nécessite une photo :


Ensuite, après avoir crevé 2 fois, abandonné Laure (qui était malade) et Damien au milieu de nulle part (pour que le chauffeur coure après d'autres 4x4 qui auraient eu une pompe pour gonfler sa roue), nous observons l'arbre de pierre (un peu curieux, non?) :


Puis, voici l'heure de la lagune rouge :


Le soir nous dormons dans un autre hôtel de sel.

Le 31 octobre

Il fait très froid ce matin, et les chauffeurs prennent la peine de faire chauffer le moteur de leurs voitures. 20 minutes après notre départ, le radiateur se met à fumer, le chauffeur lâche "puta de mierda", on comprend que c'est pas bon. On attends dehors dans le froid que le premier 4x4 revienne...


La solution n'est pas évidente, il y en a sans doute pour des heures de réparation, alors nous abandonnons notre chauffeur et notre cuisinière, pour monter à 8 dans le premier 4x4; c'est la seule solution pour continuer le tour sans trop chambouler le planning...

Nous allons voir des geysers naturels :


Pour se détendre un peu, nous nous baignons dans les eaux chaudes (désolé, je n'ai pas pris l'appareil photo dans l'eau...)



Ensuite, nous allons voir la lagune verte, qui porte bien son nom également :


Nous croisons aussi des vigognes, qui ne sont pas si farouches que cela :


Des mouettes en plein désert!


En fin d'après-midi, nous passons la frontière Bolivie-Chili, c'est la fin de l'aventure en Bolivie...

vendredi 5 novembre 2010

bonus la route de la mort, pour ceux qui aiment

L'agence avec laquelle on est parti nous a concocté un cdrom avec des photos et vidéos de cette belle journée. Alors, on voudrait vous en faire profiter encore un peu...








C'était juste histoire de compléter un peu cette journée, puisque apparemment, ça a plu à Régine ;-)

lundi 1 novembre 2010

lac Titicaca (Puno, Copacabana), l'île du soleil, La Paz, et "la route de la mort"

Le 15 octobre

Nous prenons un bus de jour pour aller de Cusco à Puno. Nous arrivons vers 16 heures à Puno, la ville est accolée au lac Titicaca, on ressent toujours la haute altitude (3850 mètres), et on se déplace comme des escargots, pour ne pas trop s'essouffler. Nous choisissons un hôtel en plein centre ville (hôtel Monterrey), la ville n'étant pas très grande, les prix sont abordables.

Le 16 octobre

On aurait voulu aller sur l'île Taquile, et y passer éventuellement la nuit. Mais nous sommes en saison creuse, et il n'est pas possible d'aller sur cette île, il n'y a pas assez de demande, donc pas de bateau...
Nous nous rabattons donc sur les îles flottantes, nous partons sans guide (cela n'est pas nécessaire à priori).

Nous prenons un bateau panoramique :






Arrivés sur une première île flottante, le chef de l'île nous explique un peu comment la communauté s'organise.





En fait, les îles sont constituées de blocs d'une sorte de terre, qui a un peu la consistance d'une éponge mais qui évidemment n'absorbe pas l'eau. Ces blocs sont fixés les uns aux autres par des cordages, et au dessus, on étale simplement des tiges de roseau :


Ces roseaux leur servent beaucoup, puisqu'ils en mangent également la partie la plus blanche :


Les îles ont une durée de vie de 25 ans à peu près. Si deux familles habitant l'une en face de l'autre sur une même île ne s'entendent plus, on peut facilement retourner les maisons des deux familles pour que les entrées ne soient plus face à face. Et si vraiment les familles sont prêtes à se taper dessus, c'est pas compliqué, on prend une scie, et on découpe l'île en deux! L'anecdote est aussi valable quand il y a un mariage entre deux familles, on peut facilement associer deux îles entre elles et n'en faire qu'une seule.

On nous emmène sur une deuxième île flottante, l'intérêt est moindre, puisque il n'y a qu'un restaurant sur cette île; nous prenons 2 matés de coca, car Marion ne va pas bien.
L'après-midi, de retour à Puno, Marion dort, je me promène tout seul en ville.

Le 17 octobre

Nous faisons un dernier tour dans la ville le matin, Marion va mieux, c'est la troisième fois que nous constatons que lors des mariages, on croise des groupes de musiciens "mexicains" :


Sur la place principale, il y a une fête de toutes les institutions (militaires, écoles, ...)


On n'a pas encore essayé le dessert gélatineux dont les Péruviens raffolent :


L'après-midi, nous prenons un bus pour Copacabana, passage de la fontière entre le Pérou et la Bolivie.

Le 18 octobre

Nous partons à 8h en bateau pour l'île du soleil (isla del sol). Il existe aussi l'île de la lune (isla de la luna), mais elle est toute petite, son intérêt est moindre d'après le guide du routard, donc on fait l'impasse...

Arrivés à 10 heures, nous commençons la visite des quelques curiosités de l'île (tout petit musée sur les trésors archéologiques trouvés dans le lac, ruines).

Une légende andine raconte qu'un trésor dormirait au fond du lac Titicaca. En 1532, Pizarro captura  l'empereur Inca Atahualpa et lui promit la vie sauve en échange de richesses (quantité énorme d'or et d'argent). La rançon commença à être acheminée des quatre coins de l'empire Inca (notamment entre l'est et l'ouest en passant par le lac Titicaca), mais les mariniers chargés de cette tâche apprirent l'exécution d'Atahualpa par Pizarro le 29 août 1533. De colère, ils auraient jeté le trésor dans les eaux du lac. Captivé par cette histoire, le commandant Cousteau effectua des fouilles sous-marines dans les années 70; il ne trouva rien, mais ces fouilles se limitèrent au côtes des îles du soleil et de la lune (la profondeur du lac atteint 270 mètres par endroits). Le trésor est donc peut-être vraiment quelque part, au fond du lac...

Nous faisons ensuite une randonnée du nord au sud de l'île, les paysages sont vraiment magnifiques :



Nous arrivons dans le sud à 16 heures, nous trouvons un hôtel, et attendons le coucher du soleil, que j'espère réussir à prendre en photo correctement...

Après avoir fait 150 photos du coucher de soleil, j'ai quand même réussi à en avoir de pas trop mauvaises :




Bref, j'arrête là, il y en a trop...

Le 19 octobre

L'eau étant montée à dos d'âne, les douches ne sont pas vraiment d'actualité, nous nous en passons...


Après un petit déjeuner sur la terrasse d'un restaurant qui nous offre une vue sur le lac Titicaca, nous reprenons un bateau pour retourner à Copacabana.


Nous arrivons vers midi, et décidons de louer un voilier l'après midi. Nous n'avons malheureusement pas pris l'appareil photo, de peur qu'il n'aime pas trop l'eau. Je négocie le tarif avec le loueur de bateau, nous partons pour 2 heures théoriques de navigation. Il y a un gros trou dans la voile, pas énormément de vent, mais bon, ça avance quand même. Nous essayons un bord dans l'autre sens, ça marche pas trop mal. Il n'y a pas de dérive, le safran fait 5 cm de large, donc le bateau n'est pas très précis.

Il nous reste 3/4 d'heures quand on se dit qu'il faut revenir au port. Évidemment, à ce moment là, le vent a tourné, on l'a de face, pour rentrer, ça va être plus dur. Je me dis que l'on peut tirer des bords, ça doit être faisable quand même. En fait non, on ne peut pas tirer un bord à moins de 90° du vent! J'insiste quand même, on se rapproche du sable (en gros, on manque de s'échouer), c'est un peu la crise à bord, on finit par affaler les voiles, et on décide de ramer jusqu'au port. On a ramé, ramé, pendant 1h30!!! Ça a fait l'affaire du loueur de bateau, puisque au lieu de 2h, on a navigué pendant 3h20!

Voici une photo du bateau en question prise le soir :




En fait, j'avais constaté que personne n'avait loué ce type de bateau en 3 jours, mais bon, ça fait quand même des souvenirs!

Le 20 octobre

Le matin, dernier tour dans Copacabana. Il paraît que dans cette ville, tous les matins, quelques habitants viennent faire bénir leur voiture, ou leurs objets miniatures, en attendant d'avoir l'objet en question en taille réelle. On essaie d'aller voir cet évènement, mais il n'y a pas de bénédiction ce matin.

Il y a quand même une voiture bien décorée :


Nous mangeons dans un petit restaurant en terrasse, j'essaye une "truita entera", et je ne suis pas trop décu cette fois-ci. Ils ne préparent pas le poisson comme on a l'habitude. Dans cette truite entière par exemple, il y avait du jambon, des lardons, des oignons etc... Je n'arrive pas à trouver de poisson simplement grillé, mais c'est bon quand même...

L'après-midi, nous prenons un bus pour La Paz.

Le 21 octobre

Nous sommes bien arrivés à La Paz. La ville est très agitée, c'est le moins que l'on puisse dire! Il y a des minibus dans tous les sens, des racoleurs dans chaque minibus qui annoncent les destinations en criant plus fort que leurs voisins. J'aime bien.

Nous visitons plusieurs musées : Museo Costumbrista, Museo del Oro, Casa de Murillo.
Nous voyons dans ces musées, des photographies de familles boliviennes du début du siècle, des scènes historiques reconstituées avec des figurines en plâtre, des vases, céramiques, bijoux de l'époque Tiwanaku. Nous avons aussi un aperçu de la vie et de la mort de Murillo (pendu).

On mange légèrement le midi au café ETNO en face du musée. L'après-midi, on va réserver le voyage La Paz -> Sucre pour le 23, départ à 19h30 dans un bus couchette (on n'a pas trouvé de siège inclinable, alors on s'est fait plaisir en prenant des vraies couchettes!). On va aussi réserver une journée vélo pour le lendemain.

Le 22 octobre

N'ayant pas réussi à me débarrasser de Marion au dernier tour en vélo (elle était tombé dans les pommes), je lui propose de faire une trek en vélo sur "la route de la mort".

Cette route porte vraiment bien son nom : elle est tellement dangereuse, que l'on roule à l'anglaise (à gauche) afin de bien voir en voiture où se trouvent les roues par rapport au vide. Depuis 4 ans, il y a une autre route, donc il y a beaucoup moins de trafic, mais les règles de circulation sont toujours d'actualité.


La piste commence à la Cumbre à 4 640 mètres d’altitude et descend jusqu’à Coroico, à la limite des Andes et du bassin amazonien, à 1 750 mètres d’altitude. Presque 3 000 mètres de dénivelé donc pour 64 km de trajet.



Tout se déroule bien, tant mieux!
On arrive l'après-midi dans un gîte avec piscine (il faut bien ça, après la route de la mort!) :